Le Livre qui fait dire oui/La péréquation

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La péréquation, somme que distribue le Canada pour compenser les inégalités dans les capacités de perception fiscale entre les provinces, est couramment utilisée pour discréditer l’indépendantisme en nous faisant paraître pauvres ou dépendants. Nous recevons actuellement davantage en péréquation que ce que nous versons pour entretenir ce transfert. Par ailleurs, toutes les provinces maritimes ainsi que le Manitoba ont reçu à ce chapitre davantage que nous dans les dernières années[1]; l’Alberta est la seule province qui n’a pas reçu de péréquation au cours des 10 dernières années, et ce, au final, en raison de son importante industrie pétrolière qui, historiquement, a été largement subventionnée par les autres provinces.

Ne considérer que la péréquation pour évaluer notre situation financière dans le Canada offre un portrait tronqué. Il faut davantage considérer l’ensemble de nos contributions au gouvernement canadien et ce que nous en retirons au bout du compte. Lorsque cette analyse a été faite par le passé, la conclusion a toujours été que la péréquation n’était qu’une compensation partielle pour l’ensemble des coûts qu’entraîne notre appartenance au Canada.

Une façon d’illustrer la réalité de la péréquation est cette courte analogie: «Vous vous promenez dans la rue avec 50 dollars en poche pour aller acheter de la musique. En chemin, un vendeur vous arrête. Il vous propose d’acheter 55 dollars de musique avec votre 50 dollars. Intéressé, vous vous approchez pour voir si cette offre alléchante est bien réelle. Il vous tend un contrat et vous y lisez les petits caractères. Ils stipulent que 10 dollars de frais d’administration vous seront exigés. Il est également indiqué que la musique sera au goût du vendeur. »

Références

  1. Beaulne, Pierre. « La péréquation : un hold-up québécois ? » Institut de recherche et d’informations socio-économiques, 3 juill. 2012. Web. 4 juill. 2015.